POURRONS-NOUS, DEMAIN, CONSULTER UN GYNÉCOLOGUE MÉDICAL ?

Lettre ouverte à Madame Bachelot
lundi 2 février 2009
popularité : 14%

Madame la Ministre,

Nous nous adressons aujourd’hui
solennellement à vous,
ministre de la santé et femme. Avec 3 millions de signatures sur sa
pétition et plusieurs manifestations, le Comité de Défense de la
Gynécologie Médicale a obtenu en 2003 le rétablissement de la
spécialité de Gynécologie Médicale. Or une nouvelle fois cette
spécialité, indispensable pour les femmes, est menacée.

En novembre 2002, vous nous avez
écrit : « Ce combat
me tient à cœur ». Comme vous le savez, cette spécialité,
actuellement,
est déjà mise dans l’incapacité de répondre pleinement aux besoins des
femmes, et en particulier des jeunes. Sa disparition ferait peser sur
leur santé un grave danger.

Vous-même, Madame la Ministre, constatez
dans votre
réponse aux parlementaires de toute appartenance politique qui se sont
adressés à vous sur cette question de santé
publique :« C’est une
spécialité dont l’offre de soins pourrait décroître fortement si aucune
mesure n’était prise. » Oui, si aucune mesure n’est prise,

en 2010, il
ne restera que 1000 gynécos pour 30 millions de femmes en âge de
consulter, 600 gynécos en 2015, 180 en 2020 !

Ceci étant lié à l’arrêt de la formation
de ces
spécialistes pendant 17 ans, et au nombre insuffisant de gynécologues
médicaux formés par an depuis 2003 (20 postes seulement !).

Les femmes en subissent déjà les
conséquences : jusqu’à
6 mois d’attente pour un rendez-vous, impossibilité pour les jeunes
filles de trouver un gynécologue, manque de prévention, dépistage
tardif... Nous sommes persuadées que, comme nous, vous n’acceptez pas
cette situation et que vous ne voulez pas voir s’inverser la courbe de
mortalité due aux cancers féminins.

Aussi nous demandons-vous, Madame la
Ministre, de
prendre la décision politique que toutes les femmes attendent, la
décision de former des gynécologues
médicaux en nombre suffisant pour les femmes d’aujourd’hui et de demain
.

Vous le savez également, les femmes ont
besoin de
pouvoir consulter librement leur gynécologue, sans passer par un
médecin traitant. Sans ce droit, une grande partie des femmes ne
consulteront plus. Une dépêche de l’AFP rapporte la réponse de votre
ministère sur cette question : « Il n’y a aucune
remise en cause de
l’accès direct ». Or, aujourd’hui, le projet de loi que vous
présentez,
avec son article 14 (Titre II), nous fait craindre, une nouvelle fois,
une remise en cause de ce droit, inscrit, après le vote de la loi sur
l’assurance maladie, dans un décret en 2005.

Alors pour apaiser les craintes des
femmes et
préserver cet accès pour elles essentiel, inscrivez dans la loi, nous
vous le demandons, Madame la Ministre, la
garantie de l’accès libre et direct des femmes à leur gynécologue, sans
aucune pénalisation financière
.

Il y a urgence : le système de
soins français vient de
reculer du 1er au 10e rang, entre 2006 et 2008, en raison du
« filtrage » instauré (indice européen 2008 pour les
soins de santé).

C’est par ces mesures fortes que vous
garantirez
l’existence et la pérennisation de la gynécologie médicale. Cette
spécialité, particulière à la France, accessible à toutes les femmes
tout au long de leur vie, leur a permis depuis plusieurs générations
d’être parmi les mieux soignées du monde. C’est ce que nous voulons
préserver pour nous, nos filles et nos petites-filles.

C’est pourquoi nous vous demandons, Madame
la Ministre, de recevoir une délégation de notre comité.

JE SIGNE LA
LETTRE OUVERTE à Mme BACHELOT, Ministre de la Santé, pour
demander :

src="http://www.cdgm.org/puce.gif" alt="-" border="0"> Création
du nombre de postes d’internes en gynécologie médicale correspondant
aux besoins des femmes,

src="http://www.cdgm.org/puce.gif" alt="-" border="0"> Création
du nombre d’enseignants nécessaires à la formation des internes, et
organisation d’une filière universitaire spécifique et complète,

src="http://www.cdgm.org/puce.gif" alt="-" border="0"> Droit
pour toutes les femmes de consulter directement leur gynécologue
médical quand elles estiment en avoir besoin, sans aucune pénalisation
financière, ni pour les femmes, ni pour les gynécologues.

petition



Documents joints

Pétition

Brèves

19 février 2009 - Nouvelle brève

A la une de sa parution du 11 février dernier, le "Nord Littoral" journal de la Côte d’Opale, (...)

4 février 2009 - Journée Internationale....

A l’occasion de la « Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes » (...)

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C’est fait, SEDIRE tient une nouvelle permanence à Calais. Pour plus d’informations vous pouvez (...)

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