Nos moyens d’interventions

jeudi 26 avril 2007
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La violence dénoncée avec horreur, lorsqu’elle se passe dans la rue, dans un lieu public, dans une chambre de torture ou à l’autre bout du monde, se produit quotidiennement au sein de la famille et ne suscite ni remous, ni réaction politique, lorsque les femmes en sont victimes.

Les violences envers les femmes restent, dans nos sociétés, au XXIème siècle, un problème majeur. En 2000, les premiers résultats d’une enquête nationale sur les violences envers les femmes bouleversent l’opinion publique : pour une femme sur dix, vivant en couple et âgée de 20 à 59 ans, le foyer est le lieu de tous les dangers.

Les violences peuvent s’exercer sous différentes formes : verbales (insultes, chantage), psychologiques (mépris, critiques), physiques (coups et sévices), sexuelles (sexualité forcée), économiques (privation, contrôle).

Nos moyens d’interventions sont les suivants :

L’écoute téléphonique :

Les appels téléphoniques reçus à l’association S.E.D.I.R.E ont deux origines essentielles :

Les appels via la Fédération Nationale "Solidarité Femmes", (numéro national) ou une écoutante les oriente vers un lieu d’écoute de proximité. Les appels directs (numéro local) après avoir obtenu une brochure auprès des différents partenaires locaux, les articles de presse, la recommandation d’une amie, la famille, etc...

Ces entretiens sont généralement d’une durée de 20 à 30 minutes (nous rappelons presque toujours la personne). Ils ont pour but de la rassurer, de faire en sorte qu’elle se sente moins seule, crédible dans ce qu’elle nous confie. Ils ont aussi pour but de communiquer les coordonnées d’avocats, d’associations, des C.M.P, des U.T.P.A.S, à proximité du lieu d’habitation.

Chaque entretien est l’occasion de dire et de redire que ces violences sont interdites et condamnables. Le premier entretien est en général très peu générateur de demande précise en dehors d’un départ quand il y a danger imminent pour la victime et ses enfants.

C’est la femme qui décide d’un autre rendez-vous téléphonique ou en fonction de ses possibilités, d’un rendez-vous dans nos locaux ou dans un lieu de permanence.

L’entretien physique :

L’entretien physique sera obligatoirement réalisé par la référante qui a géré la première écoute téléphonique, dans le but d’assurer une continuité, mais aussi de préserver la confidentialité du discours de la victime.

- Clarification de la demande
- Mise en contact avec différents services : police,avocat,médecin,tribunal.
- Aide aux démarches administratives (services sociaux, CAF,CPAM...)
- Aide à la recherche d’un hébergement, d’un logement, orientation vers les bailleurs sociaux.

L’éloignement géographique :

Ces éloignements ne sont pratiqués que lorsqu’il y a danger grave pour la femme et/ou les enfants.

A nouveau, c’est le siège de la Fédération à Paris qui gère notre demande. L’association S.E.D.I.R.E travaille en réseau. (53 associations à travers la France).

Le plus souvent en moins d’une semaine, un départ est organisé. Là aussi un travail d’aide est mis en oeuvre dans toutes les démarches jusqu’à l’accompagnement au train. Le lien est gardé avec le service instructeur de la structure accueillante pendant le séjour. Bien entendu nous accueillons également des femmes ainsi que leurs enfants qui nous viennent de toute la France. (Fiche appartement relais)


Brèves

23 mai 2008 - Loi du 4 avril 2006 : Le point de vue de la F.N.S.F.

Toujours d’actualité, la loi du 4 avril 2006 est au coeur de nos débats et de nos interventions. (...)

29 octobre 2007 - Le cap des 560 signatures est dépassé

Merci à toutes et à tous.
Pensez à faire circuler le lien vers la pétition ;-)

1er août 2007 - LE CAP DES 100

Le cap des 100 premiers signataires de la pétition de soutien à Aynur B. a été atteint hier soir et (...)